Dès qu’un pays est désigné pour organiser un événement sportif d’une ampleur telle que celui de la Coupe du Monde, de nombreuses améliorations sont apportées, et un grand nettoyage est entrepris. La sécurité dans les rues est accrue, de nouvelles routes sont construites, des installations sportives sont érigées, etc. Bref, le pays organisateur ne lésine pas sur les dépenses quand il s’agit de redorer son image, et le Brésil ne fait pas exception à la règle.
Actuellement, on s’affaire à démolir bon nombre de logements sis dans les favelas, dont notamment celle de Metrô. Il s’agirait là d’exigences de la FIFA et du Comité international Olympique, a-t-on pu apprendre. Aujourd’hui, suite à la vaste opération de démolition, quiconque se rend dans ce quartier pourrait facilement croire qu’un tremblement de terre ou un bombardement y a eu lieu. L’endroit est infesté d’insectes et de rats, et pourtant, certains locataires refusent de quitter leur domicile, et ce, tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas en main les clés de leur nouveau logement. Bien que les autorités municipales aient promis de reloger les 700 familles qui y habitaient, seulement la moitié d’entre elles bénéficient actuellement d’un nouvel appartement.
Alors qu’une promenade avec espaces verts, garages, restaurants et grand centre culturel et de formation seront aménagés dans ce quartier, les habitants s’insurgent. Par ailleurs, l’ONU et l’Amnesty International se sont fait entendre à ce sujet, et jugent qu’il s’agit là d’une violation des droits de l’homme. Néanmoins, la municipalité de Rio de Janeiro estime quant à elle que tout a été fait avec respect, et que les habitants ont été informés de cette démolition, et que la moitié restante devrait être relogée d’ici un mois. Reste à souhaiter que cette promesse sera tenue.
TweetVidéo





